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La 2CV revient en électrique : ce que Citroën a montré au Mondial de l’Auto

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Citroën a dévoilé ce dimanche 11 octobre 2026 à 19h00 le 2 CV Concept, la réinterprétation électrique de sa voiture la plus connue. La présentation a eu lieu la veille de l’ouverture du Mondial de l’Auto de Paris, qui accueille le public du 12 au 18 octobre. Ce qui a été montré est un concept : la version de série est annoncée pour la fin 2028, à partir de 15 000 €.

La date n’avait rien d’un hasard. La 2CV d’origine avait été présentée au Salon de Paris le 7 octobre 1948. Soixante-dix-huit ans plus tard, elle revient au même endroit, à quatre jours près. Citroën annonce d’ailleurs la version de série pour le Mondial de 2028, les 80 ans du modèle.

Ce que Citroën a confirmé

NomCitroën 2 CV Concept
DévoilementDimanche 11 octobre 2026 à 19h00, veille du Mondial de l’Auto de Paris
StatutConcept. Version de série annoncée pour la fin 2028
Longueur3,76 m, soit une citadine plus courte que la C3
Largeur et hauteur1,68 m sans les rétroviseurs, 1,57 m de haut
MasseMoins d’une tonne, objectif affiché par la marque
Motorisation100 % électrique
Prix viséÀ partir de 15 000 € pour la version de série
ProductionEn Europe. Citroën n’a pas nommé l’usine
ParentéProgramme « E-Car » de Stellantis, mêmes bases que la future Fiat Panda

Xavier Chardon, patron de Citroën, a résumé l’exercice en une phrase : « Réinventer la 2 CV, ce n’est pas répliquer une voiture du passé, c’est réinventer ce qui la rendait unique : sa simplicité, son accessibilité et la liberté qu’elle offrait. » Son responsable du dessin, Antoine Gaillot-Drevon, dit la même chose autrement : « Nous ne voulions pas d’un dessin rétro ni d’une résurrection. Nous avons réussi à l’amener sur un terrain moderne. »

Le dessin définitif, et un intérieur qui ose

Les signatures de l’originale sont là sans être recopiées : capot nervuré, optiques LED rondes posées en saillie sur des ailes bombées, toit en toile, pare-chocs indépendants que l’on remplace séparément, feux arrière verticaux de part et d’autre de la lunette. La teinte de présentation s’appelle « Rouge Infra Red ».

C’est à l’intérieur que le concept prend le plus de libertés : banquette avant extractible, panier amovible à la place de la console centrale, volant monobranche, écran tactile de 8 pouces aux graphismes de bande dessinée, et une enceinte que l’on emporte avec soi, baptisée « Radioën ». La logique assumée est de retirer de la masse pour réduire la taille et le coût de la batterie, donc le prix.

Une voiture arrêtée depuis 1990, pas depuis toujours

On lit souvent que la 2CV a disparu il y a un demi-siècle. C’est faux, et l’écart est important pour comprendre pourquoi autant de gens en ont encore le souvenir au volant. La dernière 2CV est sortie de l’usine de Mangualde, au Portugal, le 27 juillet 1990. C’était une Charleston. La production a donc duré quarante-deux ans, et l’arrêt remonte à trente-six ans, pas cinquante.

Les volumes expliquent le reste. La version de tourisme a été produite à 3 867 932 exemplaires entre 1948 et 1990. La fourgonnette ajoute 1 246 299 unités entre 1951 et 1981, et la Sahara à quatre roues motrices 694 exemplaires. En comptant toute la famille dérivée, Ami, Dyane, Acadiane et Méhari, Citroën dépasse les 9,2 millions de véhicules.

C’est ce qui rend l’exercice difficile pour la marque : une voiture vendue à ce niveau n’est pas un objet de collection confidentiel, c’est une mémoire collective. Le moindre détail de dessin sera comparé à l’originale.

Ce que Citroën n’a toujours pas dit

Le dévoilement laisse plusieurs trous, et il vaut mieux les nommer que les combler :

  • Ni puissance ni capacité de batterie. Les deux chiffres manquent encore.
  • L’autonomie n’est pas officielle. Un média spécialisé annonce un peu plus de 200 km en cycle WLTP pour l’entrée de gamme, quand trois autres écrivent que la marque n’a communiqué aucun chiffre. Nous ne tranchons pas entre les deux.
  • L’usine n’est pas nommée. La production est annoncée en Europe, et le site de Pomigliano d’Arco, en Italie, circule depuis des mois sans confirmation de la marque.
  • L’écart entre le concept et la série reste entier. Deux ans séparent les deux, et c’est généralement là que les poignées rétro et les jantes au dessin daté disparaissent.

Et à Bordeaux ?

Une citadine électrique très accessible ne change rien à ce que nous faisons, et nous n’allons pas prétendre le contraire. Elle change en revanche quelque chose au décor : dans un centre-ville où la circulation se complique année après année, la voiture individuelle redevient un sujet. Nous avons détaillé ces contraintes dans notre guide pour se déplacer dans Bordeaux quand la voiture devient pénible.

Pour le reste, notre métier continue de s’exercer sur les trajets où l’on ne veut ni conduire ni chercher à se garer : l’aéroport, la gare, les journées à l’extérieur. Nos idées de sorties sont regroupées sur la page excursions au départ de Bordeaux, et la grille complète est sur la page tarifs.